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Stéphanie Raghoonauth : « Au quotidien, le Juste Soin se traduit par des décisions médicales raisonnées et individualisées. »

Que signifie concrètement le “Juste Soin” pour la Clinique Ferrière de Bon Secours ?

Le “Juste Soin” est au cœur de l’identité et de la mission de la Clinique Ferrière de Bon Secours. Héritée de son appartenance à la congrégation et de l’éthique portée par les sœurs, cette approche repose avant tout sur une volonté forte : rendre les soins de santé privés accessibles, tout en respectant profondément l’être humain.
Le “Juste Soin” consiste à trouver un équilibre essentiel entre deux écueils : ne pas sous-soigner, mais surtout ne pas sur-soigner. Il s’agit de prendre le patient en charge dans les temps, de lui offrir un accès rapide aux soins et à des médecins qualifiés, tout en évitant toute forme de négligence. Mais cela signifie aussi refuser les examens inutiles, les traitements disproportionnés ou les actes médicaux qui n’apporteraient feraient plus de mal que de bien.
Le “Juste Soin” n’est ni le soin le moins cher, ni le plus coûteux dans une logique de rentabilité. C’est le soin qui a du sens, à la fois sur le plan médical et humain, parce qu’il est fondé sur l’écoute, l’évaluation rigoureuse des bénéfices et des risques, et la prise en compte de la situation globale du patient.

Comment cette approche se traduit-elle au quotidien dans les décisions médicales et le parcours de soin des patients ?

Au quotidien, le “Juste Soin” se traduit par des décisions médicales raisonnées et individualisées. Les prescriptions et les traitements sont pensés pour être réellement adaptés à la condition du patient, en tenant compte de son état physique, de sa douleur, de sa fatigue, de son anxiété, mais aussi de ses contraintes personnelles. Lorsqu’une hospitalisation n’est pas nécessaire, elle n’est pas prolongée inutilement.
Cette approche prend une dimension encore plus forte dans le cadre des soins palliatifs. Lorsque la maladie est incurable, l’objectif n’est plus de guérir, mais de soulager, d’apporter du confort, de préserver la dignité et d’améliorer la qualité de vie.

Les soins palliatifs privilégient alors le soulagement de la douleur, de l’angoisse et de la détresse physique, tout en intégrant les dimensions psychosociales et spirituelles du patient. Les volontés du patient sont pleinement respectées, et les soins sont ajustés jour après jour, dans un dialogue constant entre médecins et soignants.

Soigner, dans cette approche, ne signifie pas toujours guérir. En soins palliatifs, soigner, c’est avant tout prendre soin : être présent, écouter, accompagner. C’est cette réflexion collective, nourrie par l’échange et l’écoute des équipes, qui permet d’apporter à chaque patient le “Juste Soin”, dans toute sa dimension humaine.

En quoi la prévention et l’écoute du patient sont-elles au cœur de cette vision du soin ?

La prévention et l’écoute sont essentielles, parce qu’on ne soigne pas une maladie abstraite, on soigne une personne. Prendre le temps d’écouter permet de comprendre ce que vit le patient, ce qu’il redoute, ce qu’il souhaite, et d’adapter les soins en conséquence. La prévention, c’est justement cette capacité à anticiper les douleurs, les complications ou les situations de rupture, pour éviter d’en arriver à des soins lourds ou inutiles.

Pourquoi était-il essentiel, aujourd’hui, d’affirmer cet engagement du Juste Soin auprès des patients et des familles ?

Affirmer aujourd’hui notre engagement pour le Juste Soin est devenu indispensable. Les patients et les familles ont besoin de savoir que chaque décision est prise avec discernement, et pas par automatisme. Dans un système de santé de plus en plus technique, il est important de rappeler que notre rôle n’est pas de tout faire, mais de faire ce qui est juste, utile et respectueux, en tenant compte de la dignité, des choix et de la qualité de vie du patient, jusqu’à la fin si nécessaire.